La Vallée du Rhône… en un clin d’œil

À ne pas confondre avec le Rhône (département de Lyon et siège du Beaujolais), et à ne pas réduire aux seules « Côtes du Rhône » (qui n’est qu’une des AOC de la région, certes la plus importante), la Vallée du Rhône est une région étendue qui s’étire de Vienne (juste au sud de Lyon) jusqu’à Nîmes. Et propose des vins de styles variés du Nord au Sud.


On dis­tingue deux sous-régions très dif­fé­rentes, d’ailleurs dis­tantes d’une cin­quan­taine de kilo­mètres, domi­nées par les rouges. Pour mémo­ri­ser les styles de vins, sui­vez les initiales !

Le nord : S comme Soyeuse Syrah !

Un ruban étroit de vignobles de coteaux assez escar­pés, qui des­cend de Vienne à Valence. Ici, un seul cépage en rouge, la Syrah, qui donne des vins puis­sants mais soyeux, très aro­ma­tiques (réglisse, cas­sis, poivre). Les appel­la­tions à connaître : côte-rôtie, crozes-her­mi­tage, saint-joseph.

 

 

Le sud : GSM, l’assemblage rhodanien

Pas­sé Mon­té­li­mar, le vignoble s’étale sur les col­lines et plaines rho­da­niennes. Le cli­mat plus clé­ment faci­lite la culture de dif­fé­rents cépages et les vins sont le plus sou­vent des assem­blages, avec un trio de vedettes.

Le Gre­nache, qui donne des vins Gour­mands, ronds, géné­reux et très frui­tés (mûre, pru­neau, mais aus­si cho­co­lat, épices), et com­plète par­fai­te­ment la Soyeuse Syrah déjà ren­con­trée au nord ; le Mour­vèdre, cépage Mus­clé qui apporte de la struc­ture aux assemblages.

Les appel­la­tions à connaître : en plus des côtes-du-rhône régio­nales que l’on trouve par­tout, goû­tez aux châ­teau­neuf-du-pape, gigon­das, vac­quey­ras et cai­ranne. Et bien sûr, le fameux rosé de Tavel !

 

Et les blancs dans tout ça ?

Si les blancs sont très mino­ri­taires (10 %  de la pro­duc­tion), ils n’en sont pas moins de grande qualité :

Au nord, trois cépages phares : le vio­gnier, gras et très par­fu­mé (vio­lette, abri­cot), que l’on trouve dans les condrieu ; la rous­sanne et la mar­sanne, qui s’assemblent dans les saint-péray et saint-joseph.

Au sud, pas d’AOC dédiées uni­que­ment aux blancs, mais la plu­part des appel­la­tions célèbres de rouges pro­duisent aus­si un peu de l’autre cou­leur. C’est le cas des côtes-du-rhône, des vac­quey­ras, lubé­ron, cos­tières-de-nîmes mais aus­si… des châteauneuf-du-pape !

Entre ces deux par­ties du vignoble, les blancs pétillent autour de Die dans les AOC clai­rette-de-die et crémant-de-die.

Un peu de douceur pour finir

La région pos­sède une ancienne tra­di­tion de pro­duc­tion de vins doux natu­rels, aux­quels deux appel­la­tions sont dédiées : en blanc, le mus­cat-de-beaumes-de-venise, flo­ral et exo­tique ; en rouge, le ras­teau, frui­té et épicé.

 


Le conseil de Jean

Les vins pou­vant affi­cher une grande diver­si­té, n’hésitez pas à consul­ter la contre-éti­quette pour voir les cépages qui com­posent la cuvée que vous sou­hai­tez ache­ter. Et jetez un œil éga­le­ment au degré d’alcool : il n’est plus rare aujourd’hui de trou­ver dans la région des vins titrant 15 %… à vous de voir si vous tien­drez le choc !